L'HISTOIRE

 

C’est à Carsac, au sud de Carcassonne, que les premiers habitants se sont installés au néolithique.

Au VIème siècle avant Jésus-Christ, ce lieu d’habitat est abandonné pour un oppidum situé à l’emplacement actuel de la Cité. Il est intégré au Ier siècle avant Jésus-Christ à l’Empire romain lors de son rattachement à la province narbonnaise, puis devient castellum au IVème siècle.

La Cité connaît de longues périodes d’occupation par les Wisigoths et les Sarrasins. Intégrée au VIIIème siècle au royaume franc, elle devient ensuite le siège d’un puissant comté. Au XIIIème siècle, face à l’hérésie cathare, le pape Innocent III déclenche la croisade contre les Albigeois. Le comte Simon de Montfort à la tête de l’armée des croisés vient combattre l’hérésie. Il assiège la Cité qui est prise en 1209 et fait prisonnier Raymond-Roger Trencavel, vicomte de Carcassonne.

Donnée en 1226 au roi de France, elle devient siège d’une sénéchaussée. Saint Louis la transforme en forteresse royale, tête d’un dispositif défensif de la frontière franco-espagnole. En 1240, Raymond II Trencavel tente, sans succès, de la reprendre.

Le bourg qui entourait alors la Cité, constitué des paroisses Saint-Vincent et Saint-Michel, est rasé. Le 21 janvier 1247, après la soumission des Trencavel, Saint Louis ordonne que les habitants du bourg soient relogés sur la rive gauche du fleuve au sein d’une bastide bâtie selon un plan en damier. En 1355, la Bastide est incendiée par le prince de Galles Edouard de Woodstock surnommé le Prince noir. Reconstruite sur une superficie plus réduite, elle s’entoure, d’un rempart. En 1590, lors des guerres de religion, la Cité, au contraire de la Bastide ne reconnaît pas Henri IV comme roi de France car il était Huguenot. Un violent conflit divise la ville pendant plusieurs mois. Après le traité des Pyrénées en 1659, la Cité perd son rôle de poste frontalier et sa prééminence. La production de draps en laine, attestée dès le XIVème siècle, devient l’activité principale. Vers 1780, l’effondrement du marché entraîne le déclin de cette industrie dans la ville. Ce n’est que sous la Troisième République que la ville retrouve son dynamisme économique grâce à la viticulture et aux industries. Au XIXème siècle, la Cité, utilisée comme carrière de pierres est sauvée par l’érudit Carcassonnais Jean-Pierre Cros-Mayrevieille puis restaurée par l’architecte Eugène Viollet-le-Duc. La vie culturelle carcassonnaise y est très riche au cours de ce siècle et le suivant y brillent notamment les compositeurs Paul Lacombe, Déodat de Séverac ainsi que les écrivains Joë Bousquet et René Nelli.

Aujourd’hui, Carcassonne, dont la Cité et le Canal du Midi sont classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité, bénéficie d’une renommée internationale. Elle accueille plusieurs millions de visiteurs chaque année.

La Bastide Saint Louis (Centre ville)

Située sur la rive gauche de l’Aude, la Bastide a été construite par Saint Louis en 1260 selon un plan quadrangulaire. De nos jours la Bastide a conservé le tracé des rues en damier et l’ensemble, entouré de remparts, présente une richesse architecturale remarquable.

 

La Cité Médiévale

Située sur la rive droite de l’Aude, la Cité Médiévale compte 52 tours et 2 enceintes concentriques qui totalisent 3 kilomètres de remparts. Ce quartier de Carcassonne, est libre d’accès.

Il est encore habité de nos jours et abrite environ 120 habitants, ainsi qu’un grand nombre de commerçants et artisans. Son histoire est marquée par 2000 ans de conquêtes, par l’empreinte du catharisme et des croisades.

 

Les berges de l’Aude

Entre Cité Médiévale et Bastide Saint Louis, les berges de l’Aude séduisent les promeneurs en quête de tranquillité et de fraîcheur, mais aussi les sportifs.

 

Le Canal du Midi

Le Canal du Midi, crée par un homme de génie Pierre-Paul Riquet, fut commencé en 1667, achevé et inauguré en 1681. Il fut détourné par Carcassonne en 1777 à 1798.

Long de 240 kilomètres de Toulouse à l'étang de Thau, 10 à 20 mètres de large et d’une profondeur de 2 mètres environ, le Canal du midi a un tracé à double pente inhérent à l'obstacle naturel du Seuil de Naurouze qui avec ses 189 mètres d'altitude délimite le versant atlantique du versant méditerranéen. Par rapport à cette élévation les bateaux montent ou descendent grâce au jeu des écluses.

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